*

code

Défricheurs, Laurie et Antoine sont des passionnés du voyage. Ensemble, ils ont créé Makisu, le temple du maki bruxellois. Pionniers en la matière, ils veulent faire d’un produit de luxe un produit accessible.

Quel a été le déclic à l’origine de la création de Makisu?

Quand a terminé nos études d’économie et de politique, on a beaucoup voyagé avec Antoine. Après un court retour en Belgique, on est reparti au Canada. Petit à petit, on commençait à développer une affection pour toute la restauration de type asiatique. On a eu un gros coup de coeur pour The Eatery à Vancouver, un restaurant asiatique avec un chef très talentueux. Cet établissement nous inspirait et la petite graine commençait à germer dans notre tête. À notre retour en Belgique, on s’est dit que c’était le moment d’apporter le sushi d’une façon plus décontracté et plus accessible au client. 

Quel est le concept ? 

L’une des promesses de Makisu est d’offrir du luxe accessible en apportant du soleil à notre clientèle.  Nous voulons poursuivre le voyage que nous avons vécu à travers une assiette de sushis colorés et savoureux.  Nous combinons les techniques japonaises aux techniques du sushi fusione.

Dans les années 60 en Californie, il y’a eu une grosse vague d’immigration asiatique. Les américains se sont réappropriés le sushi à leur sauce, en mettant plus de couleur, plus de fun et un peu de mayo par ci par là… C’est ce que nous proposons à nos clients aujourd’hui.

Comment avez-vous fait pour vous lancer?

Nous avons lancé le projet en 2010. À l’époque, on était tous les deux âgé de 26 ans. On a commencé par tester des recettes dans notre cuisine. C’était très important pour nous de se consacrer aux produits qu’on allait vendre. Puis, on a demandé à l’entrepreneur canadien à l’origine de The Eatery de nous apprendre les ficelles du métier.  Il est venu en Belgique. On a passé beaucoup de temps ensemble dans la cuisine de mes parents.  Après, on a rédigé notre plan financier. On devait convaincre des banques, trouver des investisseurs et ce n’était pas simple.

Le plus compliqué, c’était de trouver le premier local. On cherchait un loyer pas trop onéreux sans trop de travaux à faire. Comme toujours, les travaux ont pris beaucoup de retard. C’était une situation très laborieuse mais nous avons tenus ! On a ouvert le premier restaurant deux ans après, le 20 avril 2012. 

Avec le recul, quelle fut la partie la plus excitante ?

Je dirais qu’on passe par des phases : quand l’idée te vient, la passion est là et c’est très excitant ! On a commencé petit : nous étions tous les deux accompagné par un chef, un commis et deux personnes en salle. Aujourd’hui nous sommes plus de 90 personnes et nous détenons quatre établissements Makisu sur Bruxelles. Ça, c’est une belle victoire ! 

Comment expliquez-vous le succès de Makisu ?

Je pense que le succès est dû à une addition de beaucoup de facteurs. Tout d’abord, le décor des restaurants est leché, nous pratiquons des prix intéressants et travaillons avec des produits de qualité.  Le concept plaît beaucoup aux jeunes mêmes aux très jeunes : la majorité de nos clients ont entre 18 et 26 ans. Je crois qu’on est arrivés au bon moment sur le marché.  On a eu l’idée en 2008-2009 c’était le moment de la crise, on pouvait se permettre de venir avec un produit de luxe mais accessible. 

Vous vous êtes lancés dans l’aventure à deux.
Comment gérer vous l’association au sein du couple ?

Nous avons chacun nos domaines d’expertise. Antoine a le fin mot dans la direction artistique et les finances, et je m’occupe de l’aspect humain et commercial de l’entreprise. Je crois qu’il faut toujours miser sur la complémentarité : être dans les domaines dans lesquels on a le plus d’appétences et de facilités. 

Comment gérez-vous le management chez Makisu ?

Nous offrons à nos collaborateurs un maximum d’autonomisation des responsabilités. C’est une gestion très horizontale du management, nous travaillons en réseau. On essaie également de créer un mode de formation qui soit très centré sur l’humain et sur le développement des talents de chacun.  C’est pourquoi, on a fondé l’Académisu, l’académie Makisu. Dans un premier temps, on forme au leadership puis, les formations initiales de terrain sont données dans les équipes par les membres.

Pour que l’ambiance reste bonne, tous les membres doivent approuver un nouveau membre après son essai.  Nous n’avons pas de manager dans les restaurants : les responsabilités sont co-partagées et cela fonctionne très bien ! 

Quels sont les obstacles que vous avez rencontrés ?

Quand on se lance, beaucoup de forces nous poussent à simplifier le modèle ou à choisir la facilité. Le plus dur est de parvenir à concrétiser les détails en restant fidèle à sa vision. Mais lorsque les dynamiques d’équipe se mettent en place, le plaisir de travailler ensemble et la fierté de réaliser quelque chose de spécial transcendent la fatigue !


RECEVEZ NOTRE NEWSLETTER

Bruxelles, ses makers et ses mentors n’auront  plus de secret pour vous.

Bienvenue dans la communauté Makers!

Pin It on Pinterest