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Après le succès de “Les 4 saisons de la bonne humeur”, Michel Lejoyeux revient avec un nouveau livre qui nous veut du bien. Au fil des pages, les conseils s’accumulent : ils nous viennent de la Préhistoire, de la sagesse chinoise, d’Hippocrate ou encore, des alchimistes. On a beau chercher on ne trouve aucunetraces de médicaments, mais une prescription des plus originales : écoutez de la musique. L’une des musiques les plus bénéfiques est la sonate pour deux pianos Koechel 448 de Mozart.

RENCONTRE  

Votre livre est bourré d’anecdotes, de conseils simples à comprendre et à mettre en place. La médecine du bon sens, vous l’avez imaginé comme un livre jeu ?

Je ne suis que médecin, mon métier quand j’écris ou quand je travaille c’est exactement le même chose. L’objectif de ce livre, c’est de vous faire faire des expériences et d’expérimenter des superpouvoirs anciens qu’on possède depuis toujours. Il y a plein de choses en nous qui datent de la Préhistoire, mais qui viennent d’être révélés par des recherches récentes. Donc oui, ce livre c’est quasiment comme pour un enfant : un livre-jeu qu’il faut tester. Et moi, je mets un peu au défi le lecteur en lui disant : « expérimentez certains de ces conseils et vous allez voir que vous aurez envie de continuer et vous constaterez qu’ils auront un effet sur votre vie ».  

Que pensez-vous de cet engouement aussi bien sociétal que médiatique, pour le développement personnel ? Ne peut-on pas y voir un certain diktat ?

Je ne veux pas être l’hôpital qui se moque de la charité car ce livre n’est pas exempt, il est par moment rangé avec les livres de développement personnel. J’ai quelques limites avec le développement personnel. La première, c’est que dans ce livre, j’ai présenté des choses qui sont uniquement validées scientifiquement. Souvent, les techniques de développement personnel m’apparaissent être des méthodes promues par leur promoteur sans réelle validation scientifique. La deuxième chose, c’est que je trouve que le diktat du bien-être est très contraignant et veut vous inciter à être autrement. Mon sujet dans ce livre, concerne nos petites habitudes de vie. Moi, je reste médecin, je ne suis pas là pour vous développer quoique ce soit. Je suis là pour vous aider à rester en bonne santé.  

Au début du livre, vous écrivez que « 80% du bonheur, c’est la santé ». Vous insistez beaucoup sur le fait de savoir ce qui met notre cerveau et nos émotions en état de santé…

Oui notre corps est fascinant : il a fallu des milliers d’années pour arriver au stade actuel du développement de la médecine. J’ai fait beaucoup de livres sur la santé, celui-ci est celui qui m’a le plus passionné. Je suis allé chercher des exemples anciens et une utilisation contemporaine d’expérience historique de la médecine. J’ai beaucoup voyagé pour l’écrire et j’espère faire voyager le lecteur dans des civilisations. Au fil des pages, on parcourt la Préhistoire, la civilisation chinoise, Hippocrate, Rome et les alchimistes…  

Le meilleur médicament, est-il nécessairement payant ? On dit souvent que pour maintenant une bonne hygiène de vie cela occasionne nécessairement un coût.

Ce que je propose dans ce livre est totalement gratuit. Les deux premiers conseils que je donne proviennent de la Préhistoire. Le premier, c’est le fait de marcher : quand on marche on augmente le facteur de croissance de ces neurones donc on fait pousser son cerveau et les morphines cérébrale augmentent. On transforme le cerveau en dealer naturel. Il est démontré que si l’on marche 30 minutes par jour, on observe un réel développement de son cerveau. Le deuxième conseil, c’est la mastication : mâcher ça ne coûte pas grand-chose. Petite technique simple : vous êtes pris d’une fringale, vous ne savez pas quoi faire. Vous commencez par un aliment que vous allez mâcher et, vous aurez moins besoin de vous jeter sur les sucreries. Deux aliments magiques dont je parle dans le livre et qui proviennent également de la Préhistoire, ce sont les feuilles de menthes et les graines de caroube.  

Quelle est la thèse de ce livre ?

La thèse est simple : on a en nous beaucoup plus de pouvoir qu’on ne le croit pour développer sa bonne humeur. On dispose d’une réelle machine à antidépresseur dont il ne nous manque que le mode d’emploi. Attention, il ne faut pas imaginer devenir demain quelqu’un de parfait. Nous faisons tous des choses qui sont médicalement inadaptées, mais on peut avoir des petites habitudes qui vont faire rentrer de la santé dans nos vies. Donc vous voyez, tout est en nous et tout s’acquiert par des petites expériences.  


La médecine du bon sens,  Michel Lejoyeux,  JC Lattès, 2018

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