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Produire une alimentation saine en revalorisant les ressources organiques de la ville c’est le pari que se sont lancés Sevan et Hadrien. Jeunes trentenaires, ils font pousser des champignons asiatiques 100 % bruxellois. 

Quel a été le déclic à l’origine de la création du Champignon de Bruxelles ?

On est trois, mais c’est Hadrien qui est à l’origine de l’aventure du Champignon de Bruxelles. Après des études d’ingénieur de gestion, il voulait lancer son propre projet. C’est le livre de Gunther Pauli, The Blue Economy, qui produit un tournant dans sa vie. En le lisant, il découvre qu’il est possible de faire des pousser des champignons en réutilisant les ressources organiques de ville.

Quel est le concept ?

La coopérative est basée sur le principe de l’économie circulaire. Notre objectif est de produire une alimentation saine en revalorisant les ressources organiques de la ville. On fait pousser nos champignons asiatiques sur la drêche de bière que l’on récupère chaque semaine dans les différentes brasseries de la ville. On utilise également du substrat qui nous vient d’un producteur hollandais. Une fois les champignons récoltés, on donne les substrats à des potagers qui s’en servent comme compost. Les vertus médicinales et nutritives des champignons asiatiques sont bien connues : ils sont immunostimulants, riches en fibre, en vitamine D et en vitamine B15. Ils apportent plein de bonnes choses pour l’organisme. Le champignon de Bruxelles c’est un concept gagnant-gagnant sur tous les points.

Comment avez-vous fait pour vous lancer?

Dès le départ, Sevan, un ami d’enfance a rejoint Hadrien. En octobre 2014, ils ont lancé un crowdfunding en faisant appel à l’artiste Bang qui leur a créé un rap des champignons pour faire le buzz. Grâce aux 15 000 euros récoltés grâce au crowdfunding, ils ont pu commencer à s’installer. Moi-même, j’ai rejoint l’aventure en janvier 2016.

Au cours de l’été, on a créé ensemble, la coopérative Le champignon de Bruxelles. On a fait entrer une trentaine de coopérateurs qui ont investi en bénéficiant du Tax Shelter. Avec près de 250 000 euros récoltés, en décembre, on s’est installés dans les caves de Cureghem à Anderlecht. La champignonnière que l’on connaît aujourd’hui était créée !

Quels sont les obstacles que vous avez rencontrés ? 

La partie commerciale a été la plus difficile à gérer. Il fallait trouver des clients, et ce n’était pas simple. Lorsqu’on s’est lancés, c’était l’été… période difficile, car en juillet et en août, on ne vend pas de champignons. À ce moment-ci, on a perdu beaucoup d’argent. Heureusement, l’automne est arrivé et là ça a fonctionné !

” Nous sommes les seuls au monde à avoir créé un processus de pasteurisation sous drêche de brasserie !”

Hadrien, co-fondateur du Champignon de Bruxelles

Avec le recul, quelle fut la première grande victoire ?

On est très fiers de fonctionner via une gouvernance participative. Chez nous, il n’y a pas de boss. On s’est construit à travers une organisation complètement horizontale. Chaque employé fait partie d’un cercle et dispose d’une carte d’identité très précise avec les taches à réaliser et les domaines de décisions qui lui sont propres.

Nous sommes parvenus à créer une coopérative qui tourne sans prendre énormément de risques. Nous misons énormément sur la recherche et développement, nous sommes les seuls au monde à avoir créé un processus de pasteurisation sous drêche de brasserie ! 




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