*

code

Virginie et Frédéric, trentenaires, ont décidé de tout quitter pour promouvoir les objets déco et les meubles fabriqués uniquement en Europe et de manière responsable. À quatre mains, ils ont créé MIEU, un concept store bruxellois. 

“Un beau jour, j’en ai eu ma claque du droit. J’ai décidé de tout lâcher pour ouvrir MIEU avec mon mari.”

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Virginie, j’ai 32 ans et je suis juriste de formation. J’ai notamment travaillé à la justice, au Tribunal de première instance de Bruxelles. Un beau jour, j’en ai eu ma claque du droit. J’ai décidé de tout lâcher pour ouvrir MIEU avec mon mari.

Quel est le concept ?

MIEU est une boutique de décoration et de mobilier où tout est intégralement fabriqué en Europe, dans des conditions éthiques, avec des matériaux durables. Depuis peu, nous disposons également d’un espace de 110 m2 à l’arrière du magasin sous une belle verrière. On y organise des conférences et des ateliers sur la thématique du slow living qui nous tient à cœur. L’objectif est de promouvoir le zéro déchet et la consommation responsable. 

Quel a été le déclic à l’origine de la création de votre concept-store ?

Mon mari a commencé à créer des meubles avec un ami architecte pour s’amuser. Finalement, il s’est beaucoup investit, l’ami pas vraiment donc le projet à un peu capoté. Frédéric ne se voyait pas retourner dans son travail, on s’est dit pourquoi ne pas se lancer à deux. 

Comment avez-vous fait pour vous lancer ? 

Au départ, on s’est un peu lancé sans rien, très vite, on a été confronté à l’argent pour se constituer un stock. Nous avons fait un prêt à la banque. Lorsqu’on a commencé à rédiger notre plan financier, on s’est rendu compte des structures d’accompagnement à Bruxelles. Grâce à Atrium, nous avons découvert l’auberge espagnole. Un espace mis à disposition par Atrium qui permet aux projets de se lancer sous forme de pop up. Pour postuler, on a dû structurer notre projet.

Entre l’idée et l’ouverture de MIEU il y’a un an et un mois. Tout s’est enchaîné, j’ai démissionné en septembre 2016, on a fait le pop-up en mars et avril 2017, j’ai accouché en mai et nous avons ouvert le showroom en octobre dernier.

En tant que couple, comment vous répartissez-vous les rôles ?

C’est simple, on se répartit les rôles par affinités. Je m’occupe de la communication parce que j’aime ça. Frédéric lui, est beaucoup plus dans la gestion du magasin et du stock. J’aime beaucoup travailler avec lui. Je trouve que quand on a une famille c’est assez pratique. Niveau timing, on est beaucoup plus flexible, c’est une grande liberté.

Quels sont les obstacles que vous avez rencontrés ?

Le principal obstacle c’est l’argent : le nerf de la guerre. Nous avons eu la chance de pouvoir vivre sur nos économies pendant un an. Quand on a ouvert MIEU, on devait commencer à se payer parce qu’on n’avait plus rien. Actuellement, on arrive à se prendre qu’un salaire pour deux. C’est quand même très stressant. Les mois se suivent, mais ne se ressemblent pas.

Avec le recul, quelle est la plus belle victoire depuis le lancement ?

Sans hésiter, cette grande liberté ! J’ai la possibilité de faire ce que j’aime. Ici, parfois, je n’ai pas l’impression de travailler. Je suis assez flexible et je trouve que l’équilibre professionnel et familial est plus simple à trouver. Nous aimons le sens que nous donnons à notre avis et ce que nous faisons au quotidien.


Crédits photo  : Charline Albert


RECEVEZ NOTRE NEWSLETTER

Bruxelles, ses makers et ses mentors n’auront  plus de secret pour vous.

Bienvenue dans la communauté Makers!

Pin It on Pinterest