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Après « Quatrième génération, le recueil de nouvelles Insurrections ! », « en territoire sexuel » et « La Mère, la Sainte et la Putain », Wendy Delorme signe « Le corps est une chimère », un roman choral où sept destins s’entremêlent.


Pour son quatrième roman, Wendy Delorme nous plonge dans une tribu fascinante de réalisme. Fascinante, car pour une fois, un roman donne la parole à ceux qu’on entend peu : cinq femmes, dont trois lesbiennes et deux hommes. Cette diversité des genres permet à l’auteure d’aborder toute une tripotée de sujets de société cruciaux et essentiels : la filiation, l’amour, l’homoparentalité, le genre, les travailleuses du sexe, la PMA, le viol… Habituellement passés sous silence, ils viennent titiller le lecteur au fil des pages et ça ne lui fait pas de mal. Une bonne douche, mais pas trop violente tout de même : juste de quoi prendre conscience que le temps est sombre, que le chemin vers l’égalité des genres et l’acceptation d’autrui est encore long.   

Cette douche qui oscille entre le tiède et le froid est justement tout ce à quoi l’auteure voulait parvenir : un retour à la fiction pour toucher un public plus large « mes livres questionnent et interrogent les mêmes sujets : la minorité des genres et la condition des femmes. Avec ce nouveau livre, je voulais toucher un public plus large, utiliser un procédé à la manière d’une série : présenter des personnages que l’on découvre au fil des épisodes ». 

Wendy Delorme signe un ouvrage puissant, nécessaire et politique, car intrinsèquement lié à la question du corps, meurtri, regardé, critiqué et adulé au sein d’une société contemporaine schizophrène où il est si difficile, voire impossible, de trouver sa place. 

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